Les Drayes du Vercors

c'est le jour tant attendu. le départ de la course est à 7h le samedi matin et la météo sera clémente. Ce seront même les premières vraies chaleurs ... pas forcément une bonne nouvelle

Veille de course

J'ai la chance de pouvoir loger sur place pour cette course. Je me permet d'arriver donc tranquillement le vendredi afin d'aller retirer mon dossard et de me préparer tranquillement pour le lendemain. Les derniers menus sont composés de pâtes et de poulet. J'ose me préparer un petit sandwich avec du jambon pour la course. Une erreur que ne font jamais les vrais coureurs. Je pensais pouvoir faire une longue pause après le 24 km ... il n'en sera rien.


Les Drayes du Vercors :  le départ

étant arrivé la veille de la course je suis prêt depuis longtemps et j'arrive dans la raquête 5 minutes avant le départ. A 7h00 la soixantaine de coureurs dont 5 femmes s'élancent tranquillement à l'assaut des 3300m de dénivelé et des 62 kms. Les 3 premiers kilomètres sont une longue et légère descente vers le pied de la 1ère grande montée. J'arrive à doubler 5 concurrents sans forcer ... C'est une descente que je connais bien. Les choses vont rapidement changer dés les premiers mètres de montée. Je ne veux absolument pas forcer et je gère tranquillement cette ascension. Nous passons de 752m à 1360m en moins de 5 km avec des passages très raides. Je passe au 10 km en 1h46.


Descente vers Saint Agnan en Vercors

Cette descente je la connais aussi surtout une partie très agréable et plate à flanc de montagne pendant 3 km qui offre un très beau panorama sur la vallée. Je ne m'attarde pas et je reste concentré car je sais que cette partie est piègeuse par certains endroits. Je rattrape l'avant dernier pour le doubler et prendre un peu d'avance. Ca rassure un peu de ne pas être toujours le dernier. Je saute un arbre à terre avec assurance mais je me vautre 2 pas plus loin très violement.


chute à l'arrière


Une pierre cachée et le pied qui tape dedans me voilà à terre. Erraflures sur un genou, choc sur l'autre mais il semblerait que mes bras aient bien amorti cette soudaine chute. Je me relève rapidement en étant étonné de ne pas avoir trop mal. Forcément je récupère ma dernière place accompagnée de mes 2 dames qui sont chargées de fermer la course (la voiture balai). Je rattrape mon avant-dernier qui me laisse passer envant d'entamer une descente très raide qui se passe très bien.


Ravitaillement à Saint Agnan

En bas de la descente c'est la premire pause casse-croûte. Au menu : bleu du Vercors, pastèque, abricot sec, gateau et boissons diverses. Je m'arrête et je discute un peu.


C'est reparti ensuite pour une belle montée (800m à 1290m) raide mais régulière et entièrement à l'ombre. Les traceurs ont eu la très bonne idée d'ouvrir un chemin au sommet pour l'occasion. Il nous fait passer au sommet du rocher du mas (le sentier officiel passe à 100m). La vue est imprenable sur la vallée de la Chapelle en Vercors. La descente vers le village est sans difficultés majeures.


1ère boucle de 24 km

J'arrive donc au terme de la première boucle sans trop de problème si ce n'est une ampoule au talon droit. La croix rouge m'appose un petit pansement et je rajoute une large bande de sparadra autour de la cheville pour ne pas qu'il parte. Cela s'averera efficace !


24 km en 4h45


Cette petite halte est plus longue que prévu mais je repars tranquillement vers la grosse difficulté. Je dois d'abord franchir la première côte avant 14h soit 11 km. La première partie de 5 km est facile. la côte vers le 1er point horaire débute à 690m pour finir à 990. Elle est assez régulière. J'arrive au contrôle avec 20 minutes d'avance. Je commence à réaliser qu'il va être difficile d'arriver à l'heure au prochain contrôle des 50 kms compte tenu de ce qui m'attend. Les ampoules au bout des doigts de pieds commencent à se faire sentir sérieusement.


35 km en 6h45


Je change de guide car, étant dernier, j'ai toujours plusieurs personnes qui me suivent plus ou moins derrière moi.


Vue sur la Bourne
Vue sur la Bourne


Je repars vers le pas de l'Allier par un chemin que je ne connais pas. J'avais essayer de le reconnaitre mais sans le trouver. Du coup je trouve le parcours très long jusqu'à la descente. Je grimpe encore 300m et c'est le début d'une descente très raide vers le chemin muletier qui va nous remonter vers le pas de l'Allier. Mon "guide" me fait quand même admirer le paysage et m'explique ou on se trouve. Quitte à être hors délai autant en profiter. A cause des ampoules j'effectue la descente tranquillement. En bas je retrouve un autre guide (du parc) et des promeneurs ... je discute ... La chaleur est étouffante. Je suis descendu de 1244m à 633m en 3 km seulement. La remontée est en grande partie au soleil. C'est là que je perds beaucoup de temps à trouver le bon rythme.


Vers le pas de l'Allier par le sentier des mules

Le guide du parc passe devant et imprime un rythme très lent. L'important est de ne pas s'arrêter. On remonte à 1240m pour 45 km de course. On prend quand même le temps de discuter. c'est très instructif .Une petite pause s'impose au sommet avant mes 10 derniers kilomètres. Les forces sont revenues après mon coup de chaud. Je descend en marche rapide et en courant jusqu'aux Barraques en Vercors.


Le contrôle horaire est à 17h. J'arrive avec 17 minutes de retard mais surtout avec des problèmes aux doigts de pied. Je m'arrête donc là quand même très heureux d'avoir réalisé ce parcours. Il reste 12 km et seulement une côte de 280m. Sans problème j'aurais pu la faire mais je préfère ne pas aller au delà de mes limites.


Je rentre donc en fourgon jusqu'à mon domicile. Après une grande douche je reviens prendre le repas des coureurs (1 km à pied) . Il n'y a plus grand monde. J'ai quand même l'honneur de voir les bénévoles se mettre à ma table . Je reste avec eux pour un grand moment de convivialité.


Merci à eux pour cette magnifique course et à l'année prochaine


PS : cet article est susceptible d'être modifié ces prochains jours.